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Album Contemporain Jeunesse

Apolline et la vallée de l’espoir

Salut les tournesols ! I’m on Holliday, oh yeh ! Par contre la connexion n’est pas optimale. (Loin de là 😅, ça beug très régulièrement et j’espère réussir à poster cet article avant de devenir zinzin à force de recommencer, ahah).

Ça faisait un moment que je n’avais pas écrit d’article de blog. En ce moment, j’ai comme qui dirait une panne de lecture. J’ai du mal à me poser pour lire et à me concentrer quand je me décide enfin à ouvrir un bouquin. J’espère que ces quelques jours de vacances m’aideront à améliorer la situation.

En attendant, je suis ravie de vous retrouver pour vous présenter un album jeunesse qui m’a été envoyé par les éditions Grasset jeunesse (que je remercie grandement) : Apolline et la vallée de l’espoir, de Heng Swee Lim.

Infos pratiques

Auteur / illustrateur : Heng Swee Lim
Parution française : 26 août 2020
Éditions : Grasset Jeunesse
Pages : 48

Quatrième de couverture

Apolline, la petite fille qui raffolait des tournesols, vivait au beau milieux d’une vallée magnifique. Mais un jour un immense nuage noir vint assombrir la vallée…

Mon avis

Cet album est adorable. Il aborde avec douceur la tristesse, le désespoir, la manière d’apprivoiser ses émotions et finalement l’espoir. Ce sont des thèmes qui me touchent particulièrement et j’ai aimé la façon dont l’auteur les met en scène.

J’ai également apprécié la façon dont est dessinée la petite Apolline qui tente de rapporter la joie dans sa vallée (les traits de ce personnage me font penser à ceux de mimi cracra, dessin animé que je regardais enfant alors forcément, je craque d’autant plus pour le personnage).

La plupart des illustrations sont en noir et blanc, seules quelques touches de jaune (ou de vert) éclairent les pages, par-ci part-là. Les dessins sont minimalistes, mais les quelques traits de l’artiste suffisent à faire passer les émotions.

L’album se lit rapidement, alors je préfère ne pas tout vous dévoiler dans cet article. Par contre, je voudrais ajouter que les illustrations sont imprimées sur du papier mat très agréable au toucher (je pense que les heures passées ces derniers mois à choisir le papier sur lequel imprimer mes affiches m’ont rendue d’autant plus sensible à ce genre de détails 😅). Bref, encore un album de qualité publié par la maison d’édition.

Dernière petite précision avant de vous quitter : à la fin de l’album, l’auteur rend hommage aux habitants de la Vallée de l’Espoir, un camps de quarantaine pour les malades de la lèpre. Pour en savoir plus, je vous invite à lire la dernière page de l’album.

Sur ce, passez une très bonne journée et à bientôt. Moi, je retourne à mon transat’ (c’est pas vrai, je n’ai pas de transat’, mais je voulais finir sur une phrase en mode « ambiance vacances » 😅).

Aller, ciao, bisou bisou ☀️

Ado Contemporain Roman

On habitera la forêt

Salut les limaces ! (Pourquoi « limaces » ? Allez donc voir l’extrait en bas de la page, vous verrez que c’est tout à fait affectueux, je vous assure <3 LOVE <3 ). Aujourd’hui, on part faire une petite balade en forêt et on grimpe aux arbres, ça vous dit ?

Infos pratiques

Auteure : Esmé Planchon
Parution française : 2019
Editions : Casterman
Pages : 218

Quatrième de couverture

Quand on est une jeune fille solitaire (Joyce), pas très heureuse au lycée (un nid d’individus pénibles et arrogants), et à la mère encombrante (comédienne), on s’enfuit dès que possible chez sa mamie adorée pendant les vacances scolaires. Là, on peut rencontrer une dame qui fait la grève de son ancienne vie perchée tout en haut d’un grand et vieux chêne, par exemple. On peut aussi monter s’asseoir à côté d’elle et parler de l’existence… jusqu’à ce que quelqu’un de très idiot décide de raser la forêt.

Mon avis

J’ai passé un bon moment de lecture avec ce roman très charmant. L’atmosphère paisible de la forêt est bien mise en place, j’ai eu l’impression de me promener aux côtés de Joyce et ça m’a fait du bien de passer un moment déconnectée, perchée dans les arbres avec elle. Je pense que c’est en partie grâce à la focalisation interne : on a accès aux pensées de la jeune fille à travers de nombreux passages. Il y a aussi quelques dialogues bien sûr, mais le texte est surtout centré sur le ressenti du personnage, plus que sur l’action.

Joyce est d’ailleurs un personnage que j’ai particulièrement apprécié pour son imagination débordante. La moindre observation la fait partir dans des délires amusants. En fait, c’est une fille qui réfléchit beaucoup et qui s’interroge sur à peu près tout. Pour cette raison, je me suis sentie proche d’elle. De manière générale, j’ai aimé les personnages et les liens qui se construisent entre eux. Ils ont tous un petit quelque chose qui les rend singuliers et intéressants.

Les citations de poèmes de Rimbaud que Joyce récite régulièrement apportent encore un peu plus d’harmonie au texte et à l’ambiance.

Par contre, l’intrigue est assez simple, il y a peu de rebondissements. À mon avis, il s’agit plutôt d’un roman feel good pour ado, alors il ne faut pas s’attendre à un suspense de ouf. La façon de parler de Joyce ainsi que certains éléments du texte ont un côté un peu naïf parfois et pour l’instant, je n’arrive pas à me décider si ça m’a dérangée ou reposée.

On habitera la forêt fait partie pour moi de ces romans que l’on aime lire pour se détendre et s’évader, pour prendre un peu de repos dans ses lectures.

En résumé

💙 La balade dans la forêt
💙 Les personnages singuliers et intéressants
💙 Joyce, son imagination débordante et ses questionnements
💙 /❌ Une intrigue simple et plutôt prévisible

Extrait

Et au moins, ce qu’il y a de bien à la campagne, c’est que je suis à peu près sûre qu’aucune limace ne va critiquer comment je suis habillée. Je réalise que, sérieusement, je préfère les limaces à mes camarades de classe. Il est même hautement probable que je serais plus heureuse dans une classe de limaces. Oh là là, les limaces doivent avoir des écoles en feuilles mortes tellement merveilleuses et tellement adorables ! Qu’est-ce qu’elles peuvent bien apprendre ?
Je me penche sur le sol pour imaginer les cours de sport. Je fais la voix de la prof :
– Non, non Annabelle ! Tu vas encore trop vite ! Prends exemple sur Daphné.
Puis je fais la voix d’Annabelle, exaspérée :
– Mais madame, Daphné, elle dort !
Et à nouveau la voix de la prof de sport :
– Plus molle ! Moins d’efforts ! Allez allez, plus lentement que ça !
– Mais je ne bouge même pas.
– Oui, c’est vrai, tu ne bouges pas. Mais tu arrives à ne pas bouger d’une manière beaucoup trop énergique !