D’or et d’oreillers
D’or et d’oreillers

D’or et d’oreillers

Hello les p’tits pois ! Comment ça va ? Aujourd’hui, je vous présente mon avis sur le roman D’or et d’oreillers, un roman très intriguant et singulier qui s’inspire du conte de La Princesse au petit pois, mais qui s’en éloigne aussi beaucoup.

Infos pratiques

Autrice : Flore Vesco
Maison d'édition : L'école des loisirs
Parution française : 2021
Pages : 234 

Résumé

C’est un lit vertigineux, sur lequel on a empilé une dizaine de matelas. Il trône au centre de la chambre qui accueille les prétendantes de lord Handerson. Le riche héritier a conçu un test pour choisir au mieux sa future épouse. Chaque candidate est invitée à passer une nuit à Blenkinsop Castle, seule, sans parent, ni chaperon, dans ce lit d’une hauteur invraisemblable. Pour l’heure, les prétendantes, toutes filles de bonne famille, ont été renvoyées chez elles au petit matin, sans aucune explication.
Mais voici que lord Handerson propose à Sadima de passer l’épreuve. Robuste et vaillante, simple femme de chambre, Sadima n’a pourtant rien d’une princesse au petit pois ! Et c’est tant mieux, car nous ne sommes pas dans un conte de fées mais dans une histoire d’amour et de sorcellerie où l’on apprend ce que les jeunes filles font en secret, la nuit, dans leur lit…

Mon impression

🌕🌕🌕🌗🌑

J’ai passé un bon moment de lecture avec ce roman à la fois étrange, mystérieux et poétique.

L’atmosphère

J’ai aimé me plonger dans ce récit qui prend place à une époque qui rappelle celle de La Chronique des Bridgerton. Des Lords par-ci, des bals par-là, et au milieu de tout ça, un château et la recherche du meilleur parti à épouser. Ces éléments sont justes évoqués et non pas décrits dans le détail (ce n’est pas le point central du récit), mais ils aident à installer l’ambiance. Bien que plaisante, ce n’est pas l’atmosphère qui m’a le plus captivée.

Ni même les personnages, pourtant intéressants à découvrir. Je les ai trouvé stéréotypés : comme dans les contes, ils représentent un trait de caractère, un type de personnalité, ce qui fait qu’ils ont tous un intérêt différent dans l’histoire. Un personnage en particulier est déroutant et très énigmatique, mais je n’en dis pas plus.

Ce qui m’a le plus intriguée, c’est l’intrigue justement ahah.

L’intrigue

Le début du récit rappelle en effet le conte de La Princesse au petit pois : un riche Lord annonce qu’il cherche une épouse et pour la trouver, il invite les femmes des alentours à passer la nuit chez lui, puis il leur fait passer un test étrange : elles doivent dormir sur un lit gigantesque composé de plusieurs matelas. Enfin, au réveil, il leur demande comment la nuit s’est passée.

Cependant l’histoire change vite de trajectoire. Bye bye la princesse, exit le petit pois, il est désormais question de découverte du corps, de plaisirs charnels et de sensualité, de mystère, de sorcellerie, de dangers et de liens familiaux…

Le mystère est présent tout au long du récit. D’abord on se demande en quoi consiste précisément le test du Lord et quel en est son véritable but. Puis, plus l’intrigue avance, plus les mystères apparaissent.

Difficile de ne pas lire le roman d’une traite, d’autant qu’il fait 234 pages et que le style de l’autrice est agréable. Il y a une certaine douceur et poésie dans les métaphores utilisées et les symboliques évoquées confèrent au texte son aspect de conte. J’ai d’ailleurs bien aimé les clins d’oeil humoristiques à plusieurs contes célèbres par-ci par-là.

Ce roman était donc une jolie découverte pour moi.

Par contre, j’ai lu plusieurs fois qu’il était classé en jeunesse. Je me demande pourquoi. Pour moi, c’est plutôt un roman adulte, ado au mieux, mais pas jeunesse.

10 commentaires

      1. Number 5

        Non, pas trop… Je n’accroche pas au style ni au ton de l’histoire. Les personnages ne me plaisent pas trop non plus.. Je le lis pour le PLIB en plus, donc je ne pense pas voter pour lui

      2. Number 5

        Alors, oui… Et je confirme mon ressenti de base. Je n’ai pas du tout apprécié ma lecture :/ heureusement que le livre était court !

  1. Il est dans ma PAL, mais je ne sais pas encore quand je le lirai.
    ah, ces problèmes de classification ! Des différents retours que j’ai vus, je l’aurais aussi mis en ado, pas en jeunesse, mais souvent le combo autrice + conte, j’ai remarqué, a tendance à être estampillé jeunesse.
    (j’ai encore le souvenir du Prieuré de l’oranger, pourtant édité chez les adultes, qui s’est retrouvé dans des sélections de prix français en catégorie… Jeunesse. Même l’autrice n’a pas compris)

    1. C’est tellement vaste la jeunesse, ça va quasiment de 0 à 25 ans 😂 sauf que tu ne lis pas la même chose à 5 ans qu’à 10 ou 15 ou 20 ans. C’est vrai que ça doit être un casse tête pour les gens qui doivent classer parce que forcément ils ne peuvent pas tout lire mais je suppose que ça fait partie du boulot de l’éditeur d’aider à classifier. C’est vrai qu’on a tendance à associer les contes à l’enfance, alors qu’il y a plein de réécritures pour adultes (coucou Magic Mirror 😄)

  2. Mon favori des 5 finalistes du plib !
    J’ai adoré ce bouquin, particulièrement intelligent dans sa revisite du conte. J’ai surtout bcp aimé le début, qui m’a fait sourire plusieurs fois avec ces clins d’œil à Jane Austen. Et puis le moment où ça devient fantastique aussi.
    La plume de Flore est vraiment une merveille, je l’avais découverte dans Mirella et ça avait été une jolie découverte.
    Quant au classement, je suis d’accord avec toi, que jeunesse c’est compliqué et réducteur, ça ne s’appliquerait alors qu’à un premier niveau de lecture; or il y a bien un second nv de lecture qui lui clairement est destiné aux adultes. Je ne sais pas trop si un public jeune (autour de 10-15 ans par ex) apprécierait la plume ou comprendrait tout l’aspect sensuel du livre… (peut-être que si mais je n’en ai aucune idée à vrai dire).

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