Frisson·Jeunesse·Roman

Celle qui marche la nuit

J’ai passé un temps fou en librairie, à hésiter à acheter ce livre, parce que j’avais la trouille, lol. Comme je l’ai déjà dit dans de précédentes chroniques, je n’aime pas les effusions d’hémoglobine. Pas parce que ça me fait peur, mais parce que ça me dégoûte. Par contre, un truc qui me fait bien flipper, ce sont les histoires de revenants. J’évite tout ce qui est films d’horreur ou livres d’horreur (ça se dit ça : «livre d’horreur» ? Bref…). Je pense que le max que je puisse supporter, ce sont certains épisodes de Ghost Whisperer, à la limite XD. Mais la couverture et la quatrième de couverture de Celle qui marche la nuit, m’ont intriguée et je me suis dit que ça pouvait être l’occasion d’entreprendre une lecture un peu différente de d’habitude (tout en me disant quand même que, vu que c’était un livre jeunesse, je ne prenais pas non plus des risques inconsidérés XD). Alors, ce roman m’a-t-il empêchée de dormir ? Vous le saurez en lisant cet article ! (Suspense de ouf !)

Infos pratiques

Auteure : Delphine Bertholon
Parution française : janvier 2019
Éditions : Albin Michel
Pages : 237

Quatrième de couverture

Malo, 15 ans, déménage dans le sud de la France et doit quitter à regret son quotidien parisien. Aussitôt installé dans sa nouvelle maison, perdue au milieu des bois, il est gagné par l’angoisse : sa petite sœur se réveille en hurlant et semble s’être liée d’amitié avec une jeune fille… qu’elle est la seule à voir. Lorsque Malo découvre une vieille cassette audio enregistrée en 1987, il décide de percer, coûte que coûte, le terrible secret qui hante la demeure

Mon avis

Pour répondre à la question de l’intro, non, ce livre ne m’a pas empêchée de dormir. Déjà parce que je suis tellement fatiguée en ce moment que je tombe endormie plus vite que mon ombre et ensuite parce qu’effectivement, comme c’est un livre jeunesse, les moments de frissons sont plutôt soft.

Cela dit, j’ai apprécié la lecture de ce roman qui se lit rapidement. Même si ce livre ne m’a pas empêchée de dormir, certains passages (notamment au début) m’ont quand même fait frissonner (bon, ok je suis sensible, me jugez pas :-P).

L’atmosphère angoissante de la nouvelle maison de Malo est bien mise en scène grâce à des descriptions convaincantes et la petite sœur du héros est tout à fait flippante, elle aussi.

J’ai bien aimé le suspense et la dimension «enquête». Je me suis doutée de la fin, mais j’avais envie de vérifier mes intuitions.

L’histoire est racontée sous forme de journal intime et j’ai trouvé que ça apportait du dynamisme au texte. Bon, par contre, parfois le personnage utilise un langage familier et à d’autres moments, il sort des expressions anciennes ou sophistiquées. C’est tout à fait possible dans la vraie vie (de combiner les deux registres), surtout que Malo est présenté comme un garçon très intelligent, mais sur le coup, ça m’a parfois un peu déroutée (m’enfin, c’est pas bien grave).

Apparemment, il y a pas mal de références à des romans ou films d’horreur, mais comme je le disais en intro : ce genre ne fait pas partie de mes lectures habituelles, alors je n’y ai pas vraiment été sensible plus que ça.

En résumé

💙 Ambiance frisson
💙 Surnaturel
💙 Enquête
💙 Écriture sous forme de journal intime
❌ Moins flippant que prévu (c’est pas vraiment un point négatif, mais c’est plus pour prévenir les amateurs d’horreur).

Extrait

– Cette nuit, a continué Sophie, tu sais ? Tu as encore fait un cauchemar.
Jeanne a regardé sa mère comme si elle était demeurée. Vraiment, c’est l’effet que ça faisait – Mais de quoi tu parles, pauvre cloche ?
– J’ai pas fait de cauchemar.
– Pourquoi tu pleurais, alors ? est intervenu mon père d’un ton agacé, de mauvaise humeur à cause de sa nuit blanche.
Il a eu droit au même regard, un regard d’adulte, brutal, condescendant. C’était vraiment bizarre, ce regard que je n’avais jamais vu chez Jeanne, toujours si mignonne avec ses bouclettes blondes, si rieuse, si bête en somme – bête comme une fille de cinq ans. Son visage tout entier en était métamorphosé.
– Je ne pleurais pas, a-t-elle répondu d’une voix posée. C’était elle qui pleurait.
(p.26)

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