Science-fiction, Young adult

Erreur 404

Auteure : Agnès Marot
Parution française : 2018
Éditions : Gulf Stream
Pages : 424

Erreur 404 est le troisième livre d’Agnès Marot que je lis. J’ai apprécié I.R.L, puis Quelques pas de plus, mais qu’en est-il de son dernier roman : Erreur 404 ? Et bien, vous le saurez en regardant un nouvel épisode de la série  » Nom d’un best-seller : serait-ce une nouvelle chronique ? » (oui je craque lol)

404-grand

Accroche

« Salut !
Moi, c’est Moon.
J’ai toujours voulu devenir gamer professionnel, mais ce n’était pas aussi simple… Disons que je ne corresponds pas vraiment au profil habituel.
C’est pas grave, j’ai un plan B. Je n’aurai besoin que d’Orion – ma moitié dans la vie comme dans le jeu – et de Loop, notre adorable petite boule de poils orange qui fait « pouic ». (Ça ne s’invente pas.)
Bref, je vais te raconter, mais pour ça tu dois être prêt à entrer dans la partie, toi aussi.
Ah, et à remettre en question tout ce que tu crois savoir.
Ça ne te fait pas peur ?
Alors, appuie sur « Commencer une nouvelle partie », tourne la page et… Let’s play ! »

Mon avis

Une petite précision pour commencerErreur 404 est un récit futuriste qui se déroule dans le même univers qu’I.R.L, sans pour autant être véritablement une suite. Les événements d’Erreur 404 surviennent dix ans après ceux d’I.R.L, mais les deux romans peuvent se lire indépendamment. 

J’avais apprécié le roman I.R.L parce qu’il raconte l’histoire de Chloé, un personnage de jeu de simulation virtuelle du type Les Sims, qui, après avoir pris conscience qu’elle était dans un jeu vidéo, se bat pour son libre arbitre. J’ai bien aimé retrouver dans Erreur 404 cet aspect jeu vidéo. Le découpage et les titres des chapitres : « Chargement », « Nouvelle partie », « Cinématique » etc. renforcent l’immersion du lecteur dans le monde créé par Agnès Marot. Et j’ai bien aimé le principe du jeu Beasties, inventé par l’auteure, et la référence à Pokémon Go (je ne joue pas assez aux jeux vidéos pour avoir pu pleinement profiter de toutes les autres références du texte, même si certains jeux ne m’étaient pas totalement inconnus).

Les thèmes abordés font échos à ceux évoqués dans I.R.L : le libre arbitre, les discriminations sociales, la manipulation, auxquels s’ajoutent aussi ceux des dangers potentiels des réseaux sociaux, ou de la confusion entre le réel et le virtuel, bref, des thèmes d’actualités qui nous font réfléchir sur notre propre société.

Cependant, j’ai bien moins accroché à ce roman qu’au précédent. Je pense que c’est en grande partie dû au fait que j’ai eu énormément de mal à m’identifier à Moon et à éprouver de l’affection pour ce personnage et donc à me sentir concernée par sa quête, même si effectivement, j’adhère à l’idée que le personnage défend.

Moon fait son grand retour après deux ans passés loin des projecteurs et des réseaux sociaux. Si le personnage « Moon l’invincible » est connu des fans de jeux vidéos, personne ou presque ne connait sa véritable identité ni son apparence. Dès le début, je me suis doutée de la nature de son secret, mais rien dans le texte (ni les actions, ni les dialogues, ni même la grammaire) ne m’a permis de confirmer mes intuitions, et je trouve que c’est une prouesse technique plutôt remarquable de la part de l’auteure. Par contre, à cause de ce mystère autour du personnage, j’ai eu beaucoup de mal à visualiser Moon.

Autre chose : je ne sais pas si c’est pour insister sur la rancœur, la colère et la véhémence de Moon, mais le texte est truffé de gros mots. Les gros mots dans les romans ne sont pas forcément un problème en soi, mais là, il y en a quasiment à toutes les pages et ça a fini par m’agacer.

Il y a beaucoup d’action dans Erreur 404 et je pense que les fans de jeux vidéos se régaleront. Dans ce roman, qui sort clairement des sentiers battus, le virtuel et la réalité sont étroitement liés et s’entremêlent souvent. Par contre, vers la fin, j’ai eu du mal à suivre, j’étais aussi perdue que le personnage principal, mais je pense que c’était voulu par l’auteur.

La toute fin (avant le chapitre bonus) est originale dans sa forme, mais je vous laisse la découvrir par vous-même.

En résumé

coeur La dimension jeu vidéo et le jeu Beasties créé par l’auteure
coeur Les thèmes
test Manque d’empathie pour le personnage principal et pour l’intrigue
test L’originalité du texte m’a déroutée plus d’une fois.

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